Khadidja bint Khuwaylid, mère des croyants

Khadîdja bint Khuwaylid

(Qu’Allâh soit satisfait d’elle)

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« Derrière chaque grand homme se cache une femme » 

 

À travers ce texte retraçant une infime partie de la vie de la noble khadîdja bint Khuwaylid, Mère des croyants, nous nous remémorons les nobles qualitées de celle qui fût la première personne à embrasser l’islam (qu’Allâh soit satisfait d’elle).

 

Naissance

Khadîdja bint Khuwaylid (qu’Allâh soit satisfait d’elle) serait née en 68 avant l’Hégire. Son père est Khouwaylid bin Assad et sa mère Fatima bint Za’idah. Elle avait développée par son éducation des traits de caractères dignes d’éloges et était connue et appréciée pour son intelligence, sa générosité, sa pudeur et sa sagesse.

Le père de Sayyïda Khadidja (qu’Allâh soit satisfait d’elle) était un commerçant comme la plupart des gens de la tribu des Quraysh à La Mecque. Il envoyait des caravanes vers les autres villes pour commercer en été et en hiver. Après la mort de ses parents, leurs richesses fût partagées entre leurs enfants, mais ce fût la noble Khadîdja (qu’Allâh soit satisfait d’elle) qui reprit le commerce de la famille et qui le développa.

Sayyïda Khadidja (qu’Allâh soit satisfait d’elle) faisait à l’époque parmi des très rares arabes de La Mecque qui n’étaient pas associateurs et adoraient un Dieu unique, et ceux avant même la venue de l’islam. Elle suivait la voie du prophète Ibrahim (paix et salut sur lui). Grâce à son excellent comportement, les gens la nommait Al-Tahira (la pure). Elle était également très connue pour sa richesse, sa grande beauté et sa douceur.

Deux fois veuve, beaucoup de notables avaient demandé sa main, mais elle les déclina toutes.

De ces deux précédents mariages, elle eût trois enfants :
Un garçon, Hind ( qui fut parmi les premiers musulmans. Il participa notamment à la bataille de Badr, et fit partie de ceux qui furent tués lors de la bataille du Chameau au début du califat de Sidna Ali qu’Allâh l’agrée). Et deux filles, l’une prénommée Hala et l’autre Hind, comme son frère.

 

Sa rencontre avec le prophète Muhammad ﷺ

En 595, Sayyîda Khadidja (qu’Allâh soit satisfait d’elle) alors riche commerçante à la Mecque, rechercha une personne de confiance pour s’occuper et gérer ses caravanes de marchandises pour la Syrie. Abu Tàlib, lui suggéra son neveu Muhammad ﷺ.

Elle avait entendu parler de son sérieux et accepta de l’employer bien qu’il n’avait que très peu d’expérience commerciale. Pour l’accompagner et l’aider, elle lui envoya aussi son esclave Maysara

La caravane voyageait pendant des jours et des nuits. Muhammad ﷺ et Maysara ont beaucoup discuté ensemble. Maysara fût tout a fait étonné et ravi de la personnalité et la façon de s’exprimer de Muhammad ﷺ. Il aimait ses bonnes manières et plus il resta à ses cotés, plus il l’apprécia. Lors de ce premier voyage commercial, Maysara eût mainte fois l’occasion de constater les qualités du Prophète ﷺ et de toute sa singularité. Il rencontra plusieurs situations tout à fait différentes que celle qu’il avait pu voir jusqu’à présent, en voici quelque exemples:

Tout le long de leurs déplacements, lors des grosses chaleurs, Maysara voyait sur son chameau le messager d’Allâh ﷺ protégé des rayons du soleil avec qu’il n’avait aucune ombrelle. Ou d’après un autre récit, chaque fois que la chaleur s’accentuait, Maysara voyait deux anges faire de l’ombre au Prophète ﷺ alors qu’il était sur sa monture. En Syrie, le Messager d’Allahﷺ se reposa un moment à l’ombre d’un arbre près de la hutte d’un moine. Le moine alla voir Maysara et lui demanda : «  Qui est cet homme à l’ombre de l’arbre ?  »  « C’est un homme de Qouraysh, des environs du Sanctuaire » lui répondit Maysara.  « Seul un prophète se reposerait à l’ombre de cet arbre ! »

De son retour de voyage, elle eût ainsi l’occasion d’apprécier la manière dont il s’était acquittait de chacune de ses missions. Il avait en effet vendu toute les marchandises qui lui avaient été confiées, et achetait tout ce qu’elle avait demandait d’acheté avant d’emprunter la route du retour. Ainsi, il fît d’excellent profits.

Maysara fut clairement étonné et impressionné de la façon parfaite qu’avait Muhammed ﷺ à faire les affaires, et lui dit:« Muhammad, , nous avons négociés pendant des années pour Khadidja, mais nous n’avons jamais fait autant de profits que nous avons fait avec vous. » Lorsqu’ils rentrèrent à la Mecque, Muhammad ﷺ restitua à Khadidja ses biens et de cette opération elle réalisa le double des profits qu’elle avait l’habitude de faire en temps normales. Maysara lui compta toutes les bénédictions qu’il avait pu constater ainsi elle pu a son tour comprendre et constater que Muhammad ﷺ était un homme précieux et différents de tous ceux qui pouvaient exister.

Le commerce de la caravane fût un très grand succès. Muhammad ﷺ devient vite son homme de confiance, et elle lui accorda de plus en plus son affection.

 

Le mariage

Comme nous l’avons cités plus haut, Sayyîda Khadîdja (qu’Allâh soit satisfait d’elle) avait déjà repoussée de nombreuses demandes en mariage émanant, pour la plupart, de grands notables de la ville. Ainsi, elle donnait à penser qu’elle ne souhaitait pas se remarier. Cependant, elle était sensible aux nombreuses qualitées de Muhammadﷺ, et ressentait pour lui un tendre attachement. Elle se confia donc à une amie proche, Nufaysa qui s’arrangea pour parler à Muhammad ﷺ.

Voici ce qui nous est rapporté de cette conversation entre Nufaysa et Muhammadﷺ :

« Tu es de bonne famille et réputé pour ton bon caractère ; tu es assez âgé ; aussi, pourquoi ne songes-tu pas à te marier ? »Ce à quoi le prophète répondit qu’il n’avait pas les moyens d’entretenir une famille.

« Mais, si tu trouves une épouse qui soit riche, belle et de bonne famille ? »

« Qui peut-elle être ? » Le prophète Muhammad

« Khadîja ! »

« Impossible, des notables de la ville l’ont recherchée et elle les a refusés. »

« Si cette proposition te convient, laisse-moi arranger cette affaire ! »

Muhammad comprit d’où venait une telle confiance. Effectivement, quelque temps plus tard, alors qu’il avait donné son accord, c’est Khadîdja (qu’Allâh soit satisfait d’elle) qui fixa elle-même la date de leur mariage. Celui-ci eut lieu en l’an 595, soit quinze années avant que ne parvienne au Prophèteﷺ la première Révélation du Coran. Elle avait alors 40 ans et lui vingt-cinq ans

Le jour du mariage, Seyyidouna Mouhammadﷺ se rendit chez elle avec un de ses oncles, Abû Tâlib. On nous rapporte que Khadîja (qu’Allâh soit satisfait d’elle) qui n’avait plus son père, n’avait pas osée demander l’avis de son oncle, Amr ibn Asad, craignant sans doute une objection de sa part à propos de la modestie des moyens du futur époux.

Lorsque le prophète Muhammadﷺ arriva pour présenter sa demande officielle, Abû Tâlib, son oncle, pût tranquillement formuler la demande et vanter tout à loisir les qualités de son neveu Muhammad. Il fût appuyé en cela par un cousin de Khadîdja, Waraqa ibn Nawfal, qui déclara également soutenir la demande en mariage. Comme l’oncle de Khadîja ne manifesta aucune objection, il fût admis qu’il avait donné son accord.

Les invités mangèrent des dattes et du sucre. Un repas fût servi à l’arrivée de Khadîdja dans la maison d’Abû Tâlib, suivant la coutume. On évalua à environ 200 le nombre d’invités qui participèrent au repas de noces. Le seigneur des martyrs Hamza  (qu’Allâh soit satisfait de lui) fut témoin du prophète lors du mariage. Sa dot fût de vingt chameaux.

La vie du couple fut très heureuse et paisible avant le début de la Révélation du Coran. Ensuite, lorsque celle-ci fût rendue publique, ils eurent à supporter ensemble toutes les souffrances des persécutions infligées aux musulmans. On nous rapporte que Muhammad ﷺ aimait tendrement sa femme, et de son côté, Khadîdja fut une épouse très aimante. De ce beau mariage avec le prophèteﷺ, elle mit au monde sept enfants  : Al-Qâsim, AtTâhir, AtTayyib, Zaynab, Ruqayyah, Umm Kulthûm et Fâtima az Zahra que la paix soit sur eux.

 

La révélation : Khadidja première femme de l’islam

Djabal el Nour « Montagne de la lumière », située à 4 km au nord-ouest de la Mecque et culminant à 642 m. Elle abrite la grotte Hira où le prophète Muhammada reçu la première révélation.

Elle fut la première à le soutenir durant leurs grandes épreuves. C’est elle en particulier qui le réconforta lorsqu’il reçut la première Révélation dans la grotte du Mont Hira et que l’ange Djibril (que le salut et la paix soit sur lui) lui apparut en pleine retraite spirituelle le 17 Ramadan en l’an 610 de notre ère et lui dit :

 إقْرَأ  (iqra’)

«  Lis ! ».

Le prophète Muhammadﷺ répondit« ما أنا بقارئ ؟ » (mâ ‘anâ biqâri’)

 » Je ne sais pas lire ! »

Et l’ange Djibrîl ( que le salut et la paix soit sur lui) le saisit et le serra très fort au point de l’épuiser puis le relâcha et lui répéta :

 إقْرَأ  (iqra’)

«  Lis ! ».

Le prophète Muhammadﷺ répèta : ما أنا بقارئ ؟ » (mâ ‘anâ biqâri’)

 » Je ne sais pas lire !  »

  Et l’ange Djibrîl ( que le salut et la paix soit sur lui) dit une troisième fois :

 إقْرَأ (iqra’)

« Lis».

Le prophète Muhammadﷺ répéta encore : « ما أنا بقارئ ؟ »(mâ ‘anâ biqâri’)

 » Je ne sais pas lire !  »

 C’est alors que l’ange Djibrîl ( que le salut et la paix soit sur lui) lui révéla les premiers versets du Coran :

 » اقرأْ بِاسم رَبِّك الَّذي خَلَقَ

خَلَقَ الإْنسان مِن عَلَق

اقرأ و رَبُّكَ الأَكرم

الَّذي علَّم بِالقلم

علَّم الإنسان ما لم يعلم « 

 » Lis ! au nom de ton Seigneur qui a créé,
 qui a créé l’homme d’une adhérence.
Lis ! Ton Seigneur est Le Très Noble,
qui a enseigné par la plume [le calame],
 a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas ».

[Sôurat Al-`alaq / 1-5]

Terrifié, le Messager d’Allâhﷺ dévala la montagne à toutes jambes pour aller se réfugier dans les bras de son épouse Khadîjah (qu’Allâh soit satisfait d’elle) en disant :

« زَمِّلوني زَمِّلوني » ( Zammilôunî ! Zammilôunî !)

 «  Couvrez-moi ! Couvrez-moi  !».

Alors Khadîjah (qu’Allâh soit satisfait d’elle), s’empressa de le couvrir et il lui raconta l’événement…

Le prophèteﷺ fut si apeuré et inquiet qu’il craignit un moment d’être le jouet du diable, ou de perdre la raison. Il dit à Khadîjah :  » je crais pour moi-même ». Khadîja (qu’Allâh soit satisfait d’elle) le consola ainsi : « N’aies pas peur ! Dieu ne te mettra jamais à mal. Dieu ne te fera que du bien car tu aides tes proches, tu soutiens ta famille, tu gagnes honnêtement ta vie, tu maintiens les autres dans la droiture, tu donnes asile aux orphelins, tu dis la vérité, tu ne t’appropries pas frauduleusement les dépôts, tu secours ceux qui n’ont rien, tu fais du bien aux pauvres et tu traites tout le monde avec courtoisie. » Rapporté par Al Boukhari.

C’est ainsi que débuta l’extraordinaire histoire de l’ultime révélation d’Allâh à toute  l’humanité, révélation qui demeure en vigueur jusqu’à la fin des temps. Le prophète Muhammadﷺ avait alors quarante ans.

Aussi Khadîdja (qu’Allâh l’agrée) accueillit l’évènement avec beaucoup de sérénité. Dès le premier instant, elle sut que sa vision dans la grotte de Hira était le prélude de sa mission prophétique. Elle ne se contenta pas seulement à croire au Message révélé à Muhammadﷺ, mais elle lui apporta son soutien moral et matériel.

Khadidja (qu’Allâh soit satisfait d’elle), femme énergique et douée de bon sens, avait la manière d’apaiser les angoisses de son mari et de lui insuffler du courage quand elle sentait que son énergie faiblissait. Sa perspicacité lui laissait comprendre qu’un homme, aussi pur et aussi parfait que lui, ne pouvait pas être le jouet des manœuvres sataniques. Des êtres vertueux de son envergure et de sa trempe ne pouvaient pas être abandonnés par Dieu. Ils ne pouvaient s’attendre à aucune défection de la part de leur Créateur et de toutes les personnes qui éprouvaient pour eux de forts sentiments d’amitié. Or Khadija insistait auprès de son époux pour lui expliquer qu’il appartenait à cette catégorie d’homme que le Tout Puissant n’abandonne pas à leur sort, et que les amis bienveillants et chaleureux ne le délaisseront pas dans les moments si critiques soient-ils.

 

Son décès ( l’année de la tristesse)

Cimetière de notre mère Khadidja (qu’Allâh soit satisfait d’elle) à Jannat al-Mu’alla au nord du masdjîd el Haram (Mecque), avant sa destruction en 1925.

Après environ vingt-cinq ans de vie conjugale heureuse, la première mère des croyants, Khadidja (qu’Allâh soit satisfait d’elle) décéda trois ans avant l’Hégire, le 10 Ramadan (19 avril 620).

Le Messager d’Allâh   avait aussi perdu dans un court laps de temps son oncle qui le soutenait Abou Talib. Le Messager d’Allâh   étant très chagriné par leurs pertes, cette année fut nommée « l’année de la tristesse ».

Même si après le décès de Khadidja (qu’Allâh soit satisfait d’elle) le Prophète Muhammad a eut d’autres épouses, il n’a jamais oublié sa première compagne et a commémoré son dévouement, son soutien à chaque occasion.

En effet, le souvenir de Khadîdja (qu’Allâh soit satisfait d’elle) était si intense qu’un jour, à Médine, Hâlah, la sœur de la défunte arriva à Médine. Quand le Prophète  crut entendre sala voix de Khadidja dans la cour de la maison, tant la voix de l’une ressemblait à l’autre. Son cœur se mit alors à palpiter très fort. Et lorsqu’il sacrifiait un animal, il ne manquait pas d’envoyer une partie de celui-ci aux amis de Khadidja (qu’Allâh soit satisfait d’elle). 

Notre mère Aicha (qu’Allah sois satisfait d’elle), enviait la loyauté et l’amour du Prophète ﷺ envers sa première épouse Khadidja (qu’Allâh soit satisfait d’elle) et affirma ouvertement sa jalousie en demandant pourquoi il continuait à commémorer une femme défunte et disparue alors que Dieu lui a donné meilleure qu’elle. Le Prophète Muhammadﷺ  fut dérangé de cette phrase et répondit à notre mère Aicha :

 » Par Allâh, elle a cru en moi quand les gens se montraient impies. Elle a tenu pour vrai ce que je disais au moment où les gens me traitaient de menteur. Elle m’a secouru avec ses biens quand les gens m’en privaient. Elle a été la femme qui m’a donné un garçon ».

L’Èlu ﷺ n’a pas épousé une autre femme du vivant de Khadija(qu’Allah sois satisfait d’elle). C’est elle qui la première crut en lui. Tous les enfants du prophète ﷺ sont issus d’elle (à l’exception d’Ibrahim décédé, dont la mère est Marîya; coopte égyptienne).

Qu’Allâh accorde Son agrément, Sa grâce et Son amour éternelle à notre maman Khadidja, ainsi qu’à ses enfants et tout ses descendants.

Qu’Allâh compte parmis notre communauté des femmes nobles, vertueuses, dévouées, sincères, généreuses, courageuses et fidèles, à l’image de notre noble mère Khadidja.

« Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumônes, jeûneurs et jeûneuses, gardiens et gardiennes de leur chasteté, invocateurs et invocatrices souvent d’Allâh: Allâh a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense. » sourate 33 verset 35

Ô Allâh! Accorde à notre maître Muhammad qui a ouvert ce qui était clos, qui a clos ce qui a précédé, défenseur de la vérité par La vérité, le guide du droit chemin, ainsi qu’à sa famille suivant sa valeur et l’estimation de son ultime dignité.

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