Le chapelet (soubha)

Le chapelet

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Ô Allâh! Accorde à notre maître Muhammad qui a ouvert ce qui était clos, qui a clos ce qui a précédé, défenseur de la vérité par La vérité, le guide du droit chemin, ainsi qu’à sa famille suivant sa valeur et l’estimation de son ultime dignité.

Nombreux sont ceux qui aujourd’hui discourent sur la licité de l’usage du chapelet (soubha).

Il faut d’abord signaler le grand danger de faire une Fatwa sans science, et/ou d’interdire ce qu’Allah a rendu licite.

Certaines personnes utilisent le Hadîth suivant pour prétendre que le chapelet est une mauvaise innovation!
Le Compagnon Abdallah Ibn Amr Ibn Al Ass (qu’Allah l’agréer) a dit:« J’ai vu le messager d’Allah faire le Tasbih avec sa main droite (Il se servait de ses doigts pour compter le nombre de fois qu’il récitait le Tasbih). ‘ (Abû Dâwûd)

Il est claire que le tasbîh et l’invocation abondante d’Allah ainsi que la prière sur le Prophète   sont des choses demandées par les textes sacrés du Coran et de la Sunna authentique (Voir la rubrique « Le  tassawuff, c’est quoi »), et le chapelet n’est qu’un moyen pour atteindre ce but sublime demandé…
Il est vrai que pour faire un tasbîh court comme par exemple les bâqiyât as-sâlihât (33 fois al hamdulilah, 33 fois Allahou akbar, 33 la ilaha ila lah) après les prières, on préfère les doigts qui seront témoins dans l’au-delà… Mais pour faire beaucoup d’invocation comme préconise certains textes de la sunna il est difficile voir impossible de compter avec les doigts sans se tromper ni se distraire…

D’autres personnes, qui se considèrent doctes, ont émis un avis défavorable absolu à l’utilisation de la Soubha, la qualifiant d’innovation blâmable (bid’a) en argumentant de la faiblesse des ahadîths utilisés.
Il est bon de rappeler que, par consensus des savants, une tradition, même faible, permet de classer une pratique dans la catégorie des pratiques recommandées (mustahabb).

D’autres personnes estiment que l’usage du chapelet (soubha) peut amener à l’ostentation et que donc il ne faut pas l’utiliser : on répond tout simplement à ces gens là que plusieurs de nos actes de bien devraient être délaissés alors juste à cause de la peur de l’ostentation!
La maladie de l’ostentation peut concerner tous les actes du croyant (même la prière rituelle ou la lecture du Coran). Justement parmi les meilleurs remèdes contre cette maladie c’est l’invocation abondante du Seigneur (Dhikr kathîr) et le fait de renouveler et purifier l’intention pour Allah seul…

Quelques preuves des savants sunnites sur la licéité voir la recommandation du Subha (chapelet) :

L’Imam Ibn Taymiyya  (qu’Aah l’agréer) a dit: « Compter le Tasbîh en utilisant les doigts est une Sunna, le compter en utilisant (le chapelet) les cailloux, les noyaux, ou tout autre moyen, est une chose permise du fait qu’il y avait parmi les Compagnons certains qui le faisaient. »

L’imâm Jalal-al-dîn al-Suyûtî (qu’Allah l’agréer) dans son livre ‘al-Minha fî as-sabha’ (‘Les bienfaits du chapelet’) a réuni beaucoup d’informations et de réflexions sur ce sujet. Il cite notamment un hadîth marfu’ rapporté par ‘Alî: «Quel excellent moyen de se souvenir de Dieu que le chapelet»

Abd-Allah, le fils de Ibn Hanbal, rapporte dans les ‘Zawâid az-zuhd’ queAbû Hurayra « avait un fil qui contenait mille nœuds; il ne dormait pas avant de glorifier Dieu autant de fois qu’il y avait de nœuds ». Selon d’autres sources, Abû l-Dardâ’ faisait de même.

On rapporte que Jâbir (qu’Allah l’agréer) a dit qu’une femme a vu Sayidatuna Fâtima (qu’Allah sois satisfait d’elle), fille d’al-Husayn, petit fils du Prophète , en train d’invoquer en utilisant un fil composé de plusieurs nœuds.

Abû Dawûd, Tirmidhi, Nasaï et al-Hâkim dans leur compilation de ahadîth (‘Sunan’) rapportent d’après une chaîne de garants authentiques que Sa’d Ibn Abî Waqqâs et le prophète , s’étaient rendu chez une femme qui utilisait des noyaux de dattes ou des petits cailloux qui lui servaient de chapelet. Le Prophète lui a dit : « Je vais t ‘apprendre quelque chose de meilleur pour toi. Dis : ‘Gloire à Dieu autant de fois que le nombre de Ses créatures. Gloire à Dieu autant de fois qu’Il est satisfait de Lui-même. Gloire à Dieu autant de fois nécessaire pour transcrire Ses paroles. ‘ »
Ibn ‘Abidin, le savant hanafite, considère que ce hadîth légitime l’usage du chapelet, puisque le Prophète   ne l’a pas interdit, mais il lui a juste conseillé d’effectuer des pratiques qui seraient pour elle plus facile à exécuter. Si le chapelet était illicite, il le lui aurait interdit.

On rapporte que notre maitreMuhammad a dit : « Quiconque dit 70 000 fois : ‘Pas de divinité si ce n’est Allah’, Allah interdit qu’il aille en enfer. » Or, comment compter 70 000 fois une invocation sur ses doigts, sans utiliser un instrument qui permet de ne pas se tromper et de rester présent dans l’invocation.

Une règle juridique bien connue considère que les moyens utilisés pour effectuer une pratique recommandée sont aussi conseillés.  En conséquence, le dhikr (invocations) est légitimé par un très grand nombre d’ahadîth, donc les méthodes qui facilitent cette pratique (le chapelet par exemple) sont recommandées également.

Les savants de la communauté sont unanimes à préconiser l’utilisation du soubha (chapelet).
Ibn al-Jawzî, le célèbre théologien, a dit: « Le chapelet est recommandé (mustahabb) en se référant au hadîth de Sâfiyya qui ‘glorifiait Dieu’ en utilisant des noyaux de dattes ou de petits cailloux. Le Prophète a approuvé son procédé. Encore faut-il que son but ne contredise pas son objet. »

Shaykh Muhammed Ibn ‘Allan, dans ‘Al-Futuhât ar-rabbâniyaalâ al-adhkar an-nawâwiyya‘ écrit:« L’emploi du chapelet se justifie davantage quand il s’agit de compter de nombreuses invocations. En comptant avec les doigts ou avec autre chose, l’esprit, absorbé par cette comptabilité, peut être distrait du contenu du dhikr. »

Le shaykh Abdel-Kader Aïssa, dans son livre ‘Les Vertus du Dhikr’, observe que « le serviteur invoque Son Maître [en] utilisant un chapelet qui lui permet de compter ce qu’il veut atteindre comme nombre désiré sans se fatiguer par un comptage mental .»

Référence:
Shaykh Abdel-Kader Aïssa, Les Vertus du Dhikr, éd. : Iqra, 1996.
Et voir aussi un petit traité précis et résumé du docteur Hasan Ash-shaykh Al-fâtih Ash-shaykh qarîb Allah (l’ancien directeur de l’université islamique d’umm Darmân) :

Source: saveurs-soufies

Wa salam

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